Quel matelas de bivouac choisir quand on a un petit budget ?

Par L'équipe Bivouaco · Mis à jour le 1 novembre 2026

Pour bivouaquer l'été sans se ruiner, le matelas ultraléger Unigear est notre choix : 510 g, 190 x 66 cm, deux valves et un tissu nylon 40D enduit de TPU, pour un prix bas. Il convient au randonneur qui dort dehors de juin à septembre, en plaine ou en moyenne montagne. Si vous privilégiez le confort au poids, le Zawaer offre 12 cm d'épaisseur et 70 cm de large, mais pèse 870 g. Leur limite commune est décisive : ni l'un ni l'autre n'annonce de valeur d'isolation (R). Ces matelas protègent des cailloux, pas forcément du froid du sol. Au printemps, à l'automne ou en altitude, un petit prix peut se payer en nuits blanches : voici où placer la limite, et comment la repousser sans tout racheter.

Notre sélection

Notre choix

Unigear matelas camping gonflable ultraléger

Pour qui : Randonneur d'été qui veut gagner du poids sans dépenser beaucoup.

  • 510 g pour 190 x 66 cm
  • Deux valves
  • Nylon 40D et TPU, étanche
  • 5,5 cm d'épaisseur seulement, et aucune valeur d'isolation annoncée : réservé aux nuits douces.
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Le plus épais

Zawaer matelas autogonflant ultraléger

Pour qui : Randonneur d'été qui dort sur le côté et veut du confort, quitte à porter plus lourd.

  • 12 cm d'épaisseur, 200 x 70 cm
  • Gonflage à la pompe à pied en 40 secondes environ
  • Charge maximale de 200 kg
  • 870 g, et aucune valeur d'isolation annoncée.
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En un coup d'œil

ModèleDimensionsPoidsMatériau
Unigear matelas camping gonflable ultraléger190 x 66 x 5,5 cm510 gnylon 40D et TPUVoir
Zawaer matelas autogonflant ultraléger200 x 70 x 12 cm870 gnylon 40DVoir

L'isolation, ce que le petit prix ne dit pas

Le froid vient du sol. Allongé, vous écrasez sous votre poids l'isolant de votre sac de couchage : c'est le matelas qui vous sépare du sol, et le sol absorbe la chaleur bien plus vite que l'air. Un bon duvet posé sur un matelas mal isolé donne une nuit froide, quelle que soit la température de confort annoncée du sac.

La valeur R. Elle mesure la résistance thermique du matelas : plus elle est élevée, mieux il isole. Les fabricants qui la publient suivent souvent une méthode de mesure commune, ce qui permet de comparer. En repère général, une valeur autour de 2 convient aux nuits d'été, 3 à 4 aux trois saisons, au-delà de 5 à l'hiver. Ni l'Unigear ni le Zawaer ne publient la leur : faute de chiffre, considérez-les comme des matelas d'été.

L'épaisseur n'est pas l'isolation. Les 12 cm du Zawaer apportent du confort, surtout pour dormir sur le côté, mais un matelas gonflable épais sans isolant intérieur laisse l'air circuler et se refroidir à l'intérieur. Les matelas haut de gamme ajoutent des films réfléchissants ou des structures internes pour limiter ces pertes ; c'est en grande partie ce que l'on paie quand on monte en gamme.

Les autres critères à petit budget

Le poids. 510 g pour l'Unigear, 870 g pour le Zawaer : 360 g d'écart, l'équivalent d'une petite bouteille d'eau. Sur un week-end, c'est supportable ; sur une semaine d'itinérance, c'est souvent là que le choix se fait.

La largeur. Les deux matelas sont plus larges que beaucoup de modèles légers haut de gamme : 66 cm pour l'Unigear, 70 cm pour le Zawaer, contre 51 cm pour un Therm-a-Rest NeoAir Xlite NXT. Les bras restent sur le matelas, ce qui compte si vous bougez la nuit.

Le gonflage. Souffler un matelas de 12 cm à la bouche est long et charge l'intérieur d'humidité. La pompe à pied du Zawaer règle la question en une quarantaine de secondes. L'Unigear dispose de deux valves ; sur ce type de matelas, l'une sert souvent au gonflage, l'autre à vider rapidement.

La robustesse. Le nylon 40D des deux modèles est un tissu fin : il supporte un sol préparé, pas les épines ni les aiguilles de pin. Un tapis de sol sous la tente reste la meilleure assurance contre la crevaison, et un kit de réparation pèse quelques grammes.

Le volume plié. Un matelas gonflable se roule petit une fois vidé, ce qui laisse de la place au duvet dans le sac. Videz-le complètement en le roulant depuis l'extrémité opposée à la valve, sinon il ne rentrera plus dans sa housse au moment de partir.

Selon la saison et l'altitude

Un matelas bon marché peut faire de bonnes nuits, à condition de rester dans son domaine :

Quand le petit prix devient une fausse économie

Si vous bivouaquez plusieurs fois par an, en montagne et hors de l'été, un matelas d'entrée de gamme montrera vite ses limites. Un modèle isolé et léger comme le Therm-a-Rest NeoAir Xlite NXT (367 g, 7,5 cm d'épaisseur) se situe en haut de gamme, mais il fait gagner du poids et de la chaleur à chaque nuit. Avant d'acheter, comptez les nuits que vous passerez dehors chaque année : au-delà d'une dizaine, l'investissement se discute sérieusement.

Autre fausse économie : partir sans kit de réparation. Une crevaison sur un matelas gonflable, c'est une nuit à même le sol. Les rustines pèsent quelques grammes et se glissent dans la pochette du matelas.

Dernière erreur : soigner le matelas et négliger le reste. Un matelas d'été dans un duvet d'été fait une bonne nuit de juillet ; associé à un duvet chaud, il reste le maillon faible. Pour composer un ensemble cohérent sans exploser le budget, consultez notre liste du matériel de bivouac et notre liste générale du matériel de camping. Et avant de dormir dehors, relisez les règles rappelées sur notre page du camping sauvage autorisé.

Questions fréquentes

Un matelas de bivouac pas cher isole-t-il du froid ?

Pour les nuits d'été, généralement assez. Mais sans valeur d'isolation annoncée, impossible de savoir jusqu'où. Dès que les nuits fraîchissent, ajoutez un tapis en mousse dessous ou choisissez un modèle isolé.

Autogonflant ou gonflable pour le bivouac ?

Un autogonflant contient une mousse qui isole et se regonfle en partie seule, mais il est plus lourd et volumineux. Un gonflable est plus léger et compact, mais isole mal s'il n'a pas d'isolant intérieur. À petit budget et pour l'été, un gonflable léger comme l'Unigear est le meilleur compromis.

Comment éviter de crever son matelas ?

Préparez l'emplacement en retirant pierres et branches, posez un tapis de sol sous la tente et ne marchez jamais dessus avec des chaussures. Emportez toujours un kit de réparation.

Peut-on gonfler un matelas à la bouche ?

Oui, mais l'humidité de l'haleine reste à l'intérieur et peut favoriser les moisissures avec le temps. Une pompe, comme la pompe à pied du Zawaer, ou un sac de gonflage est préférable.

Faut-il un tapis de sol sous un matelas gonflable ?

Sous la tente, le tapis de sol protège le plancher et, indirectement, le matelas des pointes et des cailloux. En bivouac sans tente, une bâche fine ou un tapis en mousse sous le matelas évite les crevaisons et ajoute un peu d'isolation.

Notre verdict

Pour bivouaquer l'été à petit prix, l'Unigear est notre choix : 510 g, large et simple. Le Zawaer plaira aux dormeurs sur le côté qui acceptent 870 g pour 12 cm d'épaisseur. Gardez en tête leur limite commune : sans valeur d'isolation annoncée, ce sont des matelas de belle saison. Pour prolonger la saison sans tout racheter, ajoutez un tapis en mousse dessous ; pour l'hiver, il faut changer de catégorie.