Panneau solaire souple : quelle puissance et quel kit choisir ?

Par L'équipe Bivouaco · Mis à jour le 1 novembre 2026

Un panneau solaire souple se choisit d'abord selon la consommation quotidienne à couvrir et la surface libre sur le toit, puis selon ce qu'il faut ajouter pour le raccorder. Pour beaucoup de vans, un 100 W comme l'EcoFlow flexible suffit à recharger téléphones, lampes et ordinateur ; pour un camping-car qui fait tourner une glacière à compression, un 200 W comme l'ECO-WORTHY ETFE devient plus confortable, à condition d'avoir 145 x 70 cm de toit dégagé. Dans les deux cas, prévoyez un régulateur de charge, des câbles et une fixation adaptée. Et si vous cherchez un panneau à déplier au soleil près de la tente, ce n'est pas un souple qu'il vous faut, mais un pliable.

Deux panneaux souples qui illustrent ces critères

Pour un toit de van bombé

EcoFlow panneau solaire flexible 100 W

Pour qui : Propriétaire de van, de camping-car ou de bateau qui veut un panneau souple de 100 W.

  • 100 W pour 2,1 kg
  • Jusqu'à 23 % de rendement annoncé, 182 cellules monocristallines
  • Boîtier de raccordement IP68 et œillets de fixation
  • Rayon de courbure limité à 200 mm, et un panneau à fixer, pas à plier.
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Le plus puissant

ECO-WORTHY panneau solaire souple 200 W ETFE

Pour qui : Camping-cariste ou vanlifer qui veut recharger une batterie de service sur le toit.

  • 200 W pour 3,7 kg
  • Rendement annoncé de 25 %, cellules de type N à 20 busbars
  • Surface ETFE, six anneaux de fixation, diode intégrée
  • Grand format de 145 x 70 cm qui demande un toit dégagé ; vérifiez si un régulateur est fourni.
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En un coup d'œil

ModèlePuissancePoidsCellules
EcoFlow panneau solaire flexible 100 W100 W2,1 kg182 cellules silicium monocristallinVoir
ECO-WORTHY panneau solaire souple 200 W ETFE200 W3,7 kgtype N, 20 busbarsVoir

Souple, pliable, rigide : de quoi parle-t-on ?

Un panneau souple est une plaque fine et légère, légèrement flexible, conçue pour être fixée à plat ou sur une surface un peu bombée : toit de van, de camping-car ou de bateau. Il ne se plie pas et ne se roule pas. Un panneau pliable est fait de plusieurs cellules montées sur une toile qui se replie comme un livre, pour être posé au sol ou accroché. Un panneau rigide a un cadre en aluminium et une vitre : plus lourd, mais plus robuste. La comparaison complète est dans notre page panneau solaire souple ou rigide.

Cette distinction évite l'erreur la plus courante : acheter un souple pour le poser chaque soir dans l'herbe à côté de la tente. Pour cet usage, un pliable est plus pratique ; notre sélection du meilleur panneau solaire pliable les compare.

La puissance : partir de votre consommation

Commencez par estimer ce que vous consommez par jour, en wattheures : téléphones, lampes, ordinateur portable, et surtout une éventuelle glacière à compression, qui pèse le plus dans le bilan. Additionnez, puis comparez avec ce que le panneau peut produire.

Un panneau ne délivre sa puissance nominale que dans des conditions idéales. Posé à plat sur un toit souvent chaud, sous un ciel variable, il produit nettement moins. Pour une estimation prudente, supposons qu'il fournisse en moyenne la moitié de sa puissance pendant six heures d'une belle journée d'été : un 100 W donne alors environ 300 Wh, un 200 W environ 600 Wh. Au printemps, à l'automne ou par temps couvert, la production baisse encore nettement.

En pratique, 100 W couvrent souvent un usage léger ; 200 W deviennent utiles avec une glacière à compression ou un ordinateur allumé chaque jour. Au-delà, c'est la surface de toit qui limite, plus que le budget.

Rendement et cellules : ce que disent les chiffres

Le rendement indique la part de l'énergie solaire reçue que le panneau transforme en électricité. L'EcoFlow annonce jusqu'à 23 %, l'ECO-WORTHY 25 %. Un rendement plus élevé donne plus de watts sur la même surface : c'est précieux sur un toit de van déjà occupé par un lanterneau ou une aération.

Les deux utilisent du silicium monocristallin, la technologie la plus courante sur les panneaux performants. L'ECO-WORTHY précise des cellules de type N à 20 busbars, une conception récente réputée mieux supporter la chaleur, et une surface en ETFE, un film plus résistant aux UV et aux rayures que les plastiques d'entrée de gamme. Ces détails comptent sur un panneau qui restera des années au soleil.

Le raccordement : le kit à prévoir

Un panneau souple ne se branche pas directement sur une batterie : il faut un régulateur de charge entre les deux, qui adapte la tension et protège la batterie. Les régulateurs MPPT tirent davantage d'énergie du panneau que les modèles PWM, surtout quand la tension du panneau est nettement supérieure à celle de la batterie. Vérifiez si un régulateur est fourni avec le panneau ; sinon, comptez-le dans votre budget.

Si vous rechargez une station électrique portable, le régulateur est en général intégré à la station. Vérifiez alors que la tension du panneau entre dans la plage d'entrée solaire de la station, et que le connecteur correspond ou qu'un adaptateur existe. Notre page sur les connecteurs MC4 et XT60 aide à s'y retrouver, et notre sélection de stations électriques portables détaille leurs entrées solaires.

Le reste du kit tient en une courte liste :

Fixation et courbure : respecter les limites

Souple ne veut pas dire pliable. L'EcoFlow annonce un rayon de courbure minimal de 200 mm : en dessous, les cellules risquent de se fissurer. Concrètement, il épouse un toit de van légèrement bombé, pas l'arrondi serré d'un coffre de toit. L'ECO-WORTHY prévoit six anneaux de fixation et l'EcoFlow des œillets, ce qui permet de le sangler ou de le visser plutôt que de le coller.

Pensez à la chaleur : un panneau collé à plat sur une tôle chauffe davantage qu'un panneau ventilé par-dessous, et sa production baisse quand la température monte. Évitez aussi les zones ombragées par une barre de toit ou une antenne : même une ombre partielle réduit nettement la production. Pour l'installation sur un véhicule, notre page panneau solaire pour van et camping-car complète ces conseils.

Les erreurs fréquentes

La plupart des déceptions viennent de quelques oublis :

Questions fréquentes

Quelle puissance de panneau souple pour un van ?

100 W suffisent souvent pour un usage léger : téléphones, lampes et ordinateur. Avec une glacière à compression utilisée chaque jour, 200 W deviennent plus confortables, si le toit offre la place.

Un panneau solaire souple peut-il recharger une station électrique ?

Oui, si sa tension entre dans la plage d'entrée solaire de la station et que le connecteur est compatible. La station intègre en général son propre régulateur.

Peut-on plier un panneau solaire souple ?

Non. Il accepte une courbure modérée, 200 mm de rayon minimal pour l'EcoFlow, mais ne se plie pas. Pour un panneau qui se range dans un sac, choisissez un modèle pliable.

Faut-il coller ou visser un panneau souple ?

Cela dépend du toit. Le collage avec un mastic adapté convient à beaucoup de toits de véhicules ; les œillets et anneaux, présents sur les deux modèles de cette page, permettent aussi de visser ou de sangler. Une fixation démontable facilite le nettoyage et un éventuel remplacement.

Notre verdict

Un panneau solaire souple se choisit selon votre consommation et la place sur le toit : l'EcoFlow 100 W convient aux vans à l'usage léger et aux toits légèrement bombés, l'ECO-WORTHY 200 W aux camping-cars qui font tourner une glacière, à condition de lui trouver 145 x 70 cm. Dans les deux cas, prévoyez le régulateur, les câbles, la protection et une fixation qui respecte le rayon de courbure. Et si vous voulez un panneau à poser au sol près de la tente, tournez-vous vers notre sélection du meilleur panneau solaire pliable.